Publication: L’éthique du care à l’épreuve de ses contradictions dans la pièce de théâtre L’homme à la sacoche de Jean-François-Farid Boukraba.
Authors
Raita, Camelia
item.page.secondaryauthor
item.page.director
Publisher
Universidad de Murcia, Servicio de Publicaciones.
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DOI
https://doi.org/10.6018/analesff.660551
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info:eu-repo/semantics/article
Description
Abstract
Este artículo examina cómo la ética del cuidado, tal como se representa en L’Homme à la sacoche de Jean-François-Farid Boukraba, al elevar la palabra a principio fundador del acto de cuidar, podría paradójicamente dar lugar a un régimen de constricción lingüística. El análisis sugeriría que el habla impuesta se relaciona menos con el reconocimiento de la subjetividad que con su captura dentro de un mero simulacro de voz. Bajo estas condiciones, el cuidado podría promover una dinámica de agotamiento psíquico más que un proceso de reparación. El sufrimiento, resistente a toda articulación semántica, emergería como una fuerza muda que excede la relación terapéutica, mientras que el cuerpo paralizado reflejaría el borramiento progresivo del sujeto. Quedaría por preguntarse si la palabra no constituiría, no obstante, un último y frágil intento de resistir la completa desaparición del yo.
Résumé: Cet article se propose d’analyser comment l’éthique du care, à travers la pièce de théâtre L’Homme à la sacoche, écrite par Jean-Francois-Farid Boukraba, en érigeant la parole en principe fondateur du soin, pourrait paradoxalement produire un régime de contrainte langagière. Il s’agirait de montrer que la parole imposée relèverait moins d’une reconnaissance de la subjectivité que d’une capture de celle-ci dans un simulacre de voix. Le soin pourrait dès lors favoriser une logique d’épuisement psychique plutôt qu’une dynamique de réparation. La souffrance, irréductible à toute sémantisation, s’affirmerait comme une force muette, excédant la relation thérapeutique, tandis que le corps, paralysé, deviendrait le reflet passif de cette dissolution. Resterait à se demander si la parole ne constituerait pas malgré tout une ultime tentative fragile de résistance face à la disparition du soi.
Abstract: This paper examines how the ethics of care, as staged in L’Homme à la sacoche by Jean-François-Farid Boukraba, elevating speech to the founding principle of caregiving, might paradoxically give rise to a regime of linguistic constraint. The analysis would suggest that imposed speech pertains less to the recognition of subjectivity than to its capture within a mere simulacrum of voice. Care, under these conditions, could promote a dynamic of psychic exhaustion rather than one of repair. Suffering, resistant to semantic articulation, would emerge as a mute force exceeding the therapeutic relation, while the paralyzed body would mirror the subject’s gradual effacement. The question would remain whether speech could nonetheless offer a final, fragile attempt to resist complete self-erasure.
Résumé: Cet article se propose d’analyser comment l’éthique du care, à travers la pièce de théâtre L’Homme à la sacoche, écrite par Jean-Francois-Farid Boukraba, en érigeant la parole en principe fondateur du soin, pourrait paradoxalement produire un régime de contrainte langagière. Il s’agirait de montrer que la parole imposée relèverait moins d’une reconnaissance de la subjectivité que d’une capture de celle-ci dans un simulacre de voix. Le soin pourrait dès lors favoriser une logique d’épuisement psychique plutôt qu’une dynamique de réparation. La souffrance, irréductible à toute sémantisation, s’affirmerait comme une force muette, excédant la relation thérapeutique, tandis que le corps, paralysé, deviendrait le reflet passif de cette dissolution. Resterait à se demander si la parole ne constituerait pas malgré tout une ultime tentative fragile de résistance face à la disparition du soi.
Abstract: This paper examines how the ethics of care, as staged in L’Homme à la sacoche by Jean-François-Farid Boukraba, elevating speech to the founding principle of caregiving, might paradoxically give rise to a regime of linguistic constraint. The analysis would suggest that imposed speech pertains less to the recognition of subjectivity than to its capture within a mere simulacrum of voice. Care, under these conditions, could promote a dynamic of psychic exhaustion rather than one of repair. Suffering, resistant to semantic articulation, would emerge as a mute force exceeding the therapeutic relation, while the paralyzed body would mirror the subject’s gradual effacement. The question would remain whether speech could nonetheless offer a final, fragile attempt to resist complete self-erasure.
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Citation
Raita, C. (2025). L’éthique du care à l’épreuve de ses contradictions dans la pièce de théâtre L’homme à la sacoche de Jean-François-Farid Boukraba. Anales De Filología Francesa, 33. https://doi.org/10.6018/analesff.660551
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